Bien qu’il existe entre les deux pays une convention fiscale et un accord de protection des investissements (voir accords et traités), les échanges commerciaux représentent des montants relativement modestes.
La Namibie importe principalement de France des machines et équipements industriels, de la minoterie, des véhicules et des produits pharmaceutiques. Le montant des importations namibiennes (exportations françaises vers ce pays) a atteint 20,5 millions d’euros en 2011, contre 18,8 en 2010, 22,9 en 2009 et 10,2 en 2008 (sources françaises). Il peut varier substantiellement lors d’un gros achat d’équipement (aéronef par exemple).
Elle exporte en France principalement des produits de base (poissons, fruits, viandes), et de temps à autre de l’uranium mais pour des montants alors très conséquents qui expliquent ces années là de très fortes variations et, par voie de conséquence, un déficit commercial bilatéral de la France. En 2011, les exportations namibiennes vers la France (importations françaises de ce pays) se sont élevées à 85,7 millions d’euros, contre 200,5 en 2010, 56,5 en 2009 et 19,5 en 2008 (sources françaises).
Ce déficit, faible en général en valeur, est cependant à relativiser, dans la mesure où nombre de produits échangés entre nos pays transitent en effet, voire sont réexportés, par l’Afrique du Sud ou d’autres pays tiers, ce qui fausse leur prise en compte. Ce phénomène touche toutes les statistiques du commerce extérieur namibien et n’est pas propre à la France. Les statistiques namibiennes du commerce extérieur nous prêtent en moyenne des flux commerciaux plus élevés que les statistiques françaises.
L’interprétation de ces écarts statistiques sur des chiffres faibles en valeur absolue, est aussi compliquée par des différences de comptabilisation d’année civile pour la même transaction.
Dans les services, il faut noter le développement des flux de touristes français en Namibie qui sont passés en quelques années de 9.959 en 2005 à 17.039 en 2010 (soit + 71 %).
Les flux d’investissements directs étrangers entre la Namibie et la France ont été historiquement très limités. Néanmoins, le groupe AREVA s’est vu attribuer en février 2009 une licence d’exploitation pour un projet de mine d’uranium à Trekkopje qui est accessible en recherchant sur les pages consacrées au pôle mines d’AREVA. L’investissement déjà réalisé (de l’ordre de 1 milliard de dollars US) pour la préparation de la mise en exploitation de la future mine constitue à ce jour le plus gros investissement étranger de l’histoire de la Namibie.
Le 11 octobre 2012, tout en réaffirmant son engagement à long terme en Namibie, le groupe AREVA a annoncé le report de la mise en production de cette mine en attendant une amélioration du marché de l’uranium. Le site sera "mis sous cocon" à partir de 2013 de manière à minimiser les coûts et délais de relance du projet lorsque les conditions en seront réunies.
Une conséquence importante et exemplaire de cet investissement français est la construction, achevée en avril 2010, de la première usine de dessalement en Afrique Subsaharienne. Une part substantielle de la production est disponible pour la région d’Erongo et constitue une ressource durable d’eau dans ce pays aride où déjà certains aquifères de la côte Ouest sont surexploités.
Les entreprises françaises abordent en général le marché namibien via leurs filiales sud-africaines. Depuis 2009 certains éléments, à l’échelle du marché namibien, méritent d’être notés : Eurocopter pour la police namibienne, Thalès pour un marché concernant la surveillance du trafic aérien, Alstom dans le cadre d’un consortium avec une firme autrichienne pour une quatrième turbine complétant l’unique centrale hydraulique du pays (Ruacana).
Sont représentées localement : AGS, Air Liquide, Bureau Veritas, CMA-CGM, Colas (bitume), SDV-Bolloré Africa Logistics, Total (distribution), Veolia (traitement des eaux) et bien entendu AREVA.
D’autres entreprises ont remporté également des appels d’offres depuis une base française : Airbus, Dassault et Oberthur.
Mis à jour le 12 octobre 2012.
